Le bâti et l’espace public

Construire, c’est s’inscrire dans un paysage urbain préexistant.

Se poser les bonnes questions

  • Quelle forme donner à mon bâtiment pour qu’il s’intègre ?
  • Comment s’implanter dans ma rue sans la bouleverser ?
  • Quelle est la disposition des constructions voisines entre elles et par  rapport à l’espace public ?

Retrouver un lien avec le contexte

Le paysage traduit les relations intimes qui existent entre les hommes et un territoire. Chaque construction a une incidence sur l’évolution du paysage naturel et urbain. En premier lieu, il s’agit d’observer le paysage pour comprendre les relations entre les différents éléments : le relief, le végétal, l’eau, les pratiques humaines, le bâti existant.

Chaque commune possède un caractère paysager, urbain ou architectural particulier. Les règles des documents d’urbanisme ont pour logique de renforcer ce caractère. En visitant et en observant sa commune, on peut essayer d’identifier les caractéristiques architecturales, les espaces publics, la végétation, repérer les techniques constructives locales (maçonnerie, bois, terre…).

  • Comment se situe le terrain dans la commune ?
  • Comment les constructions existantes sont-elles implantées entre elles, vis-à-vis des caractéristiques du site, des espaces publics, des dessertes ?
  • Où se situeront les accès, les espaces végétalisés, les aires de stationnement ?

Les enjeux

Respecter l’alignement et le recul sur rue

L’alignement  correspond  à  l’implantation  des  constructions  par  rapport  au  domaine  public  dans une logique de continuité entre façades. Cela satisfait à la fois à des enjeux esthétiques, d’ambiance urbaine, comme à des exigences de salubrité et de sécurité. Cet espace non bâti est caractéristique d’une région et d’une culture.

Trouver  la  bonne  distance  entre  la  rue,  la  façade  principale,  afin  d’affirmer  le  caractère  du  lieu  et constituer une transition.

Réfléchir à la mitoyenneté

L’implantation par rapport aux limites séparatives marque fortement la rue. Les constructions sont souvent accolées dans les tissus anciens denses (mur mitoyen), ou décalées pour créer un petit espace technique, le Schlupf (récupération des eaux de pluie, maîtrise des risques d’incendies).

Utiliser les constructions riveraines pour se protéger du vent et de la pluie. S’implanter en limite séparative permet d’économiser de l’énergie et du foncier.

Imaginer un juste volume

La hauteur d’une construction, sa largeur voire sa profondeur sont à accorder avec l’environnement bâti préexistant pour constituer des rythmes harmonieux. Une construction aux gabarits singuliers est difficilement intégrable dans un environnement urbain.

Suivre arbitrairement les règlements d’urbanisme sans comprendre le contexte urbain n’est pas facteur d’une bonne intégration urbaine.

S’inspirer des typologies et morphologies du bâti de la commune

Le patrimoine  rural  traditionnel est  riche  de nombreuses  typologies de  bâtis  représentatifs d’une région ou d’un pays bien déterminés. Par territoire, il existe des «édifices-type» (ferme sur cour, maison bloc, cités ouvrières) qui se déclinent par des formes et volumes particuliers.

Importer un modèle lointain, pastiche d’un autre territoire (rêve de maison du Canada, la Provence en Lorraine…), en rupture avec les typologies locales, banalise et déstructure progressivement l’unité des paysages.

zoom

Une  perspective  d’insertion  paysagère  doit  permettre d’appréhender un projet dans son contexte : retranscrire l’ambiance urbaine et/ou les particularités paysagères. Si l’on considère que nos villes et villages ne sont pas des décors, une esquisse doit être la traduction spatiale des usages. Ainsi, un projet de qualité renforcera l’équilibre d’un lieu tout en rendant compréhensibles la fonction et les futures formes bâties.


L’ambiance urbaine

Dans ce village, elle est créée par la structuration des  maisons  traditionnelles  organisées  autour  d’une  cour,  avec une succession de pignons sur rue. Pour un projet de construction, il est primordial de s’accorder avec l’environnement bâti existant.

Une forte structure urbaine
Cleebourg : habitation typique de l’Outre Forêt

Et dans le permis de construire ?

Chaque projet s’inscrit dans un contexte particulier. Ceci se traduit essentiellement dans le dessin du plan masse (respect des règlements d’urbanisme, alignements et reculs) et le dessin des façades (volumétrie en lien avec le contexte). La perspective d’insertion paysagère, avec le contexte représenté, retranscrit les intentions du projet.

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