Les transitions paysagères

Se poser les bonnes questions

  • Quelles sont les essences locales adaptées à la nature de mon sol ?
  • Comment organiser l’aménagement intérieur pour bénéficier des vues sur le paysage ?
  • Que voir ou donner à voir ? Comment voir sans être vu ?

Quand architecture et paysage s’entremêlent

Le paysage est souvent le facteur déclenchant quant au choix de l’implantation.

Le paysage lointain, contemplé et inaccessible, peut aussi devenir paysage intérieur par le biais des techniques constructives actuelles : mur vitré, ouvertures longitudinales, fentes verticales dans la structure…

Le paysage proche assure, quant à lui, la transition entre l’intérieur et l’extérieur.

D’où l’importance du traitement des abords du bâtiment. Il s’agit d’organiser des transitions douces entre le logement et le terrain naturel. Les espaces plantés ne sont pas de simples décors. Ils peuvent être jardin sauvage, jardin apprivoisé, potager et servir d’espaces de repos et de loisirs. Chaque parcelle peut jouer un rôle dans la continuité des milieux naturels, en limitant l’artificialisation et en prolongeant la plantation d’espèces locales des milieux environnants.


Habiter un territoire sensible

Comprendre l’impact de mon projet dans le paysage

La localisation d’un projet influence fortement son impact dans le paysage. Selon la structure des paysages environnants, il apparaît que l’opération projetée peu conforter les éléments déjà préexistantsou constituer un objet singulier.

Engager un dialogue avec le paysage préexistant.

Les espaces verts jouent un rôle déterminant dans la qualité du cadre de vie. Mais, ils sont aussi un relais nécessaire pour la faune et la flore en constituant des continuités écologiques. Ces segments de maillage naturel sont aujourd’hui des éléments de trames vertes et bleues.

Zoom, l’arbre mort source de biodiversité

Il peut être judicieux de conserver un arbre mort sur sa parcelle. En effet, ce dernier constitue un habitat pour des espèces souvent protégées et introuvables en d’autres endroits. 39 % des oiseaux forestiers, 35 espèces de mammifères, 20 espèces d’amphibiens et  de  reptiles,  de  très  nombreux  gastéropodes,  insectes,  champignons et  végétaux  utilisent  l’arbre mort debout ou gisant durant une partie de leur vie.

Repérer les essences locales et respecter les trames naturelles de mon environnement.

Penser les limites de propriété

Marquer sa propriété, et mettre à distance ses voisins par des murs épais pour préserver son intimité ou assurer sa sécurité peut retrancher les occupants de leur environnement. Cependant, il faut penser à ne pas bloquer l’évolution des micro-mammifères.

Disposer des clôtures naturelles perméables tout en se préservant.

Constituer des ambiances agréables

La qualité des espaces extérieurs passe par l’organisation des vues, des cadrages. Les espaces verts peuvent également tempérer le lieu en créant des microclimats.

Les portails coulissants ou les clôtures en claires-voies filtrent le regard des passants, mais restent transparents pour les habitants.

Le choix des essences est déterminant. Il faut éviter les plantes exotiques ou invasives. Une production vivrière est possible dans le respect des saisons et sans traitements chimiques. Les essences mellifères permettent de renforcer les liens à la terre qui continue alors de remplir un rôle nourricier.

Planter des fleurs, des arbres, des légumes d’origine locale, non invasifs.

Un jardin pour habiter

Hultehouse, participer aux continuités écologiques : cette maison écologique s’intègre dans le grand paysage et renforce les continuités écologiques par un travail sur les limites du terrain, avec des clôtures perméables. Des espaces intimes sont ménagés grâce à un jeu de volumes annexes et de la végétation.

symbiose entre nature architecture et paysage
architectes : G.studio

Et dans le permis de construire ?

L’espace de jardin constitue une véritable transition entre le bâti et l’environnement paysager dans lequel il s’inscrit, et peut être un vecteur social et d’intimité. Ceci se traduit essentiellement en plan masse, en indiquant la structure végétale présente sur la parcelle, la nature des espaces, les murets, clôtures…


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