Identifier la structure

Il s’agit de comprendre la façon dont la maison est construite, afin d’agir avec pertinence.

Se poser les bonnes questions

Les questions suivantes permettent de constituer un premier dossier de diagnostics :

  • Quels sont les éléments de structure principaux : murs porteurs, contreventements, poutres principales, fermes de charpente, reprises de charges…?
  • Quels sont les matériaux de construction ? Comment sont-ils mis en œuvres ? Quels sont leurs caractéristiques
  • Comment la façade est-elle ordonnancée ?
  • Quelles sont les pathologies apparentes ? d’où viennent-elles ? comment les traiter ?

Et aussi :

  • A quels réseaux le bâtiment est-il raccordé? sont-ils encore fonctionnel ?

Pathologies et dégradations structurelles

Champignons, insectes, pourritures, fissures et mouvements de structures sont les principales pathologies de l’habitat. Ces symptômes méritent une attention particulière. Si vous êtes en mesure de les identifier, il faut absolument le savoir approfondi d’un professionnel de la construction, pour en détecter les causes et proposer des solutions pour y remédier.

En renonçant, pour des raisons de budget, à une analyse scrupuleuse et une planification détaillée de la rénovation, on risque des dégâts ultérieurs.

Les interventions modernes, les changements de destinations, la vacance ou l’usage intermittent de l’immeuble, le manque de ventilation et d’entretien, la présence anormale d’eau dans les parois (capillarité, fuites, condensations), les mouvements de sols, sont les principales causes de dommages structurels. La réhabilitation doit intégrer les actions nécessaires à leur traitement définitif.

Un point difficile à apprécier demeure celui lié à l’acoustique : isolements, transmissions solidiennes, vibrations, etc. méritent souvent analyse et éclaircissement de spécialistes, notamment pour trouver les solutions les plus adaptées.


Prévention des risques

La vérification préalable à l’isolation ou à toute intervention pour éviter de nouvelles pathologies, constituent un des piliers des études préliminaires et relèvent du pur bon sens. Il s’agit essentiellement de :

  • Pieds de façades : remontées capillaires soubassement.
  • La stabilité des structures : études de sols, présence d’eau souterraine, statique et stabilité générale, état et vétusté des matériaux, fissures préjudiciables,
  • La protection aux précipitations de toutes les parois : toitures, façades, soubassements,
  • La maîtrise des points de rosée et de la migration d’humidité :
    • Parties courantes : grès, torchis, bois, entre couches, isolants, pare vapeur, enduits,
    • Assemblages : bois, corbeaux, changements de matériaux, ponts thermiques,
    • Dalles : sur caves, sur terre-pleins, sous combles et greniers,

En particulier quand il s’agit de rénovation du patrimoine, il faut veiller à la compatibilité des matériaux et à une mise en œuvre correcte de tous les détails, en tenant compte des principes de la physique du bâtiment.

Des solutions tout à fait adaptées à de la construction neuve, peuvent engendrer des pathologies comme, par exemple, des moisissures, quand on les applique dans des bâtiments anciens. D’où la nécessité d’avoir recours à des spécialistes qualifiés qui ont de l’expérience, une sensibilité en matière de rénovation du patrimoine et des connaissances en techniques et matériaux – aussi bien anciens, qu’actuels. Ils savent reconnaître et évaluer les phénomènes physiques et connaissent également les obligations légales.

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