L’architecture bioclimatique

L’art d’utiliser les ressources du site, géographie, climat, plantations, pour optimiser le confort thermique du bâtiment été comme hiver.

Se poser les bonnes questions

  • Comment optimiser la forme de mon bâtiment par rapport au climat ?
  • Sur mon terrain puis-je bénéficier d’apports solaires naturels ?
  • Y a-t-il des arbres, sur ma parcelle, qui peuvent participer au confort d’été dans ma maison ?
  • Comment protéger ma construction des vents dominants ?

Profiter des apports naturels du site

Quelle que soit la région française, un bâtiment reçoit en moyenne six fois plus d’énergie solaire par an que ce qu’il serait nécessaire d’utiliser pour le chauffer. En architecture bioclimatique, on cherche à utiliser au maximum ce qui est offert par la situation du bâtiment. Certaines maisons  sont  tellement  optimisées  qu’elles  deviennent passives, voire positives.

Par définition, l’architecture bioclimatique est « l’art de tirer le meilleur parti des conditions d’un site et de son environnement pour une architecture naturellement plus confortable pour ses utilisateurs ».
La conception d’une maison bioclimatique a pour objectif de se protéger d’un climat trop rigoureux, d’améliorer le confort des habitants, tout en tirant large parti des apports solaires disponibles sur le site. L’habitat bioclimatique est donc très économe du point de vue énergétique, mais doit offrir également un grand confort. L’enjeu est de pouvoir stocker en hiver et se protéger des surchauffes en été.


Les enjeux

Optimiser son implantation

La conception bioclimatique s’appuie tout d’abord sur une analyse rigoureuse du terrain à bâtir. L’implantation  de  la  construction  doit  être  optimisée afin de tirer parti au maximum du climat local, mais également du microclimat particulier de chaque site (vent, eau, végétation, buttes).

Faire une analyse de son terrain : relief, présence d’eau, vents, végétation, ensoleillement… puis déterminer l’emplacement optimal de sa construction par rapport à ces données.

Adapter son programme au contexte

Suivant le site choisi, le programme de la construction peut évoluer, s’adapter aux caractéristiques particulières du terrain. Ces caractéristiques définissent également l’agencement intérieur de l’habitation. Ainsi, les pièces de vie utilisées le jour devront bénéficier d’un maximum de soleil et de lumière. Au contraire, les espaces techniques seront protégés afin d’éviter les surchauffes.

Organiser et hiérarchiser les espaces de vie et espaces servants, et trouver leur juste dimension.

Construire compact

La conception bioclimatique privilégie une construction compacte, afin de minimiser la surface et le nombre de parois en contact avec l’extérieur, et ainsi minimiser les pertes de chaleur par ces parois.

Penser un bâtiment aux formes simples et compact, avec une façade principale orientée au sud.

Domestiquer les apports solaires

L’énergie solaire qui entre dans l’habitation par les fenêtres, est absorbée par les murs, les planchers, le mobilier, puis restituée sous forme de chaleur. Il s’agit donc de profiter au maximum de ces apports en hiver, et de s’en protéger en été par des casquettes ou brise-soleils.

Tirer parti des apports solaires (en façade sud), et se protéger des surchauffes (pour les façades
ouest et est).

Traduire ces principes en éléments d’architecture

Le choix des détails architecturaux participe à la mise en œuvre des principes bioclimatiques. Capter les apports solaires par des percements adaptés, des murs trombes et créer des ventilations naturelles permet de stocker cette énergie dans les murs et de créer des rafraichissements.

Un arbre à feuilles caduques permet de créer un ombrage sur une façade sud en été et de laisser passer le soleil en hiver.

zoom

Un habitat bioclimatique n’est pas nécessairement une construction neuve.  Les mêmes principes s’appliquent aussi dans le cas de réhabilitations et rénovations.  Pour tirer un large parti des apports solaires, on peut prévoir des débords de toiture (casquettes) qui protègent du soleil l’été et le laissent pénétrer en hiver, ou bien prévoir des protections légères au sud (végétaux grimpants, arbres caduques, toiles, stores…).

Tirer parti des apports solaires (en façade sud), et se protéger des surchauffes (pour les façades
ouest et est).
Un arbre à feuilles caduques permet de créer un ombrage sur une façade sud en été et de laisser passer le soleil en hiver.

Une réhabilitation bioclimatique

Une réhabilitation bioclimatique tire également parti des atouts du site et de son orientation. Une protection solaire est ici mise en place à l’aide d’une pergola plantée. Des travaux d’isolation sont également nécessaires pour minimiser les pertes de chaleur.

comprendre les principes bioclimatques
Pays de Hanau

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