- Se poser les bonnes questions
- Oublier la voiture, pour laisser place à la qualité de vie
- Les enjeux
- Densifier le tissu urbain existant
- Et dans le permis de construire ?
- Pour en savoir plus
Se poser les bonnes questions
- Sera-t-il possible de construire une autre maison, plus tard sur le terrain, ou d’étendre celle-ci ?
- Quels usages vais-je faire de mes espaces extérieurs ?
- Quelle place laisser à la voiture sur mon terrain ?
Oublier la voiture, pour laisser place à la qualité de vie
Dans un bourg traditionnel, l’implantation des constructions et de leurs annexes est déterminée par les règles d’alignement et de mitoyenneté. La position des bâtiments entre eux et par rapport à la rue, permet de créer des sous-espaces publics ou privés, qui accueillent différentes fonctions. Cet espace entre la rue et la maison crée un cadre de vie de qualité. Deux typologies traditionnelles dominent : les fermes sur cour, organisées en U et les fermes lorraines sur usoirs, offrant de longs alignements. Ces deux modèles présentent une certaine variété d’organisation de l’espace public.

Aujourd’hui, l’accessibilité aux véhicules prévaut et on retrouve souvent la voiture comme seul usager de l’espace entre la chaussée et la construction. Pourtant, cet espace de transition pourrait être un lieu de rencontre, de discussion, de partage. L’implantation de la maison et du stationnement par rapport à la rue doit être réfléchie, afin de constituer des espaces fonctionnels pour une ambiance urbaine de qualité.
Les enjeux

Bien réfléchir la transition entre la rue et la construction
L’enjeu est de limiter les accès et cheminements en tenant compte de la topographie et en constituant des cours. L’espace entre la rue et l’habitation est à exploiter pour faciliter les rencontres et gérer son intimité.
Penser les cheminements et les accès comme des espaces de passage entre public et privé, mais en permettant l’activité.

Place des véhicules sur la parcelle, couvert ou non
L’emplacement du garage et des aires de stationnement est déterminant.
Il faut s’attacher à réduire l’importance de la voiture dans son projet en minimisant les cheminements. Un garage en annexe le long de la voie permet de créer des espaces d’intimité. Un garage en sous-sol est souvent coûteux, non adapté au terrain et source de pollution dans l’habitat.
Limiter ma dépendance à la voiture en utilisant des moyens de déplacements alternatifs.
Organiser les bâtiments et les espaces extérieurs
La disposition des constructions doit permettre de créer des espaces intimes protégés des rigueurs du climat, des vues sur les voisins et des bruits de la rue. Une construction isolée au centre de la parcelle ne crée pas d’intimité. Ainsi, ces espaces extérieurs et intérieurs se complètent, constituant un lieu harmonieux et fonctionnel.
Repenser les principes traditionnels d’organisation des espaces économes et imaginatifs.

Ménager une réserve foncière
Les disponibilités et les coûts du foncier impliquent d’économiser les espaces urbanisables. L’enjeu est d’éviter de s’étaler sur la parcelle et d’anticiper l’ajout de nouvelles constructions (extension ou densification par de nouvelles opérations).
Se projeter dans le temps et penser aux étapes d’aménagement des espaces.
zoom
Investir dans une construction de garage s’avère onéreux. Constituer des cheminements privés pour accéder au fond de la parcelle neutralise de vastes surfaces à bâtir ou planter. Dans ce cadre, il peut être opportun de mutualiser des espaces de stationnement entre riverains et partager des accès communs aux cours et jardins. Une bonne démarche articulera les attentes et besoins individuels aux logiques de quartier.
Densifier le tissu urbain existant
Ernolsheim : Cette extension de maison traditionnelle s’intègre dans le tissu urbain existant par son volume, sa position et son système constructif. La gestion des accès et la position du garage permettent de créer des espaces extérieurs de qualité.
Et dans le permis de construire?
L’implantation de la maison, le stationnement, les cheminements et voieries, les jardins, doivent être pensés de manière globale, en tenant compte de la topographie et du bâti environnant. Ceci se traduit essentiellement dans le plan masse, qui doit être réfléchi à long terme.
Pour en savoir plus
- CAUE 67, Mieux lotir
- CAUE 62, Lotir autrement (120 p.) et La rue autrement (60 p.), 2008
Pour aller plus loin…
Consultez les ouvrages
Pourquoi éco-rénover : ENCOURAGER l’éco-rénovation
