Tirer parti de l’environnement

A chaque bâti son environnement, à chaque environnement son bâti.

Orientations, masques solaires

Il est utile d’apprécier les prospects, les ombres projetées en toutes saisons, les effets des formes bâties et l’insolation du bâtiment. Des logiciels, même libres ou gratuits, permettent une représentation informatique des volumes du bâti, du voisinage et des collines lointaines, et réalisent une simulation des ombres portées à n’importe quel moment de l’année. Ils remplacent la maquette en 3 dimensions plus longue à réaliser. En vue des étapes suivantes– planification et construction – il est cependant conseillé d’engager un architecte expérimenté dans la rénovation du bâti ancien dès l’établissement des relevés.


Climat, microclimat, végétation

Sous cette même latitude et longitude, l’observation de la végétation locale, la connaissance du climat et surtout du microclimat local permettent de compléter les relevés. En intégrant ce savoir devenu rare, l’architecture du bâtiment et certaines pathologies constatées peuvent être mieux comprises. Ces conditions doivent être consignées et représentées au moins sur un plan de masse élargi.
Les recherches sont basées sur les statistiques annuelles de Météo-France, d’éventuels relevés complémentaires locaux, les moyennes des températures, les précipitations, la nébulosité et l’hygrométrie, l’orientation, la fréquence et la vitesse des vents (rose des vents), le contexte urbain ou/et naturel, les matériaux de surface situés en périphérie du bâtiment.


Eau et sol, réseaux

Après celle du contexte visible, la connaissance du contexte souterrain permet d’appréhender la nature, les portances et porosités des sols, la présence d’eau. Ces relevés et observations expliquent souvent certaines pathologies courantes : remontées capillaires, tassements de fondations, fissurations, mouvements de structures essentiellement. Ces études géotechniques doivent être réalisées par un spécialiste.
Un relevé graphique et exhaustif des réseaux communaux de proximité est impératif. Au-delà, il doit être complété par celui des réseaux présents sur la propriété même. Il convient ainsi de reconnaître réseau d’assainissement, réseau d’eau potable, drains et regards, réseaux électriques publics et privés, réseaux téléphoniques et gaz le cas échéant.
Des architectes travaillant sur la base d’un diagnostic complet pour établir une planification, réuniront toutes ces informations.


Flux, bruit, vues, voisinage

Sur le même plan de masse, il convient, après observations minutieuses, de reporter les flux de personnes et de matériels, les intrants et les sortants, les sources d’émissions de bruit diurnes et nocturnes, les vues détaillées à privilégier ou à restreindre, notamment en direction du voisinage proche. Ce dernier doit être identifié et connu, tant en terme d’émetteur que de récepteur de nuisances.


Énergies renouvelables

Chaque site est propice au recours à une ou plusieurs formes d’énergies renouvelables. Cependant certaines ne sont pas toujours facilement exploitables. Il convient d’en établir la liste et vérifier le potentiel de chacune : potentiel solaire (thermique et/ou photovoltaïque) , bois énergie (fournisseur local ou personnel), nappe phréatique (présence et suffisance).

Le solaire thermique, pour la production d’eau chaude sanitaire, est aujourd’hui le dispositif le plus rentable.

Ces documents peuvent vous intéresser

Pratiquer

L’éco-rénovation des maisons traditionnelles dans la réserve de biosphère

Vidéo

Eco-rénover : la faisabilité

Pratiquer

Les extensions

Pratiquer

Faune et patrimoine bâti

Pratiquer

Les percements

Pratiquer

Charte couleur des Vosges du Nord